Kerozene
Nombre de messages : 3521 Date d'inscription : 16/01/2006
| Sujet: The IMP - Dennis Yu, 1981, Hong Kong Mer 31 Oct - 6:03 | |
| - Citation :
- Notre héros Ah Kan a envie de débuter le film avec la colonne vertébrale mollassonne, vivotant tel un fantôme entre deux entrevues sans suite et une femme enceinte qui souffre d'un complexe de supériorité. Un jour, après s'être fait traiter de perdant par sa femme insupportable pour la centième fois du mois, il tombe sur une annonce offrant un emploi de gardien de sécurité dans un immeuble commercial du centre-ville de HK. Il est engagé sur-le-champ dans une sympathique équipe composée d'un petit gros moustachu, d'un fier-à-bras à grande gueule, d'un petit morpion et d'un vieux routier (aussi moustachu). Ses rondes de nuit prendront rapidement un tour inattendu lorsque des événements inexpliqués se produiront, plongeant le spectateur dans une profonde incrédulité teintée d'un certain ennui.
THE IMP a gagné un prix dans un festival de Hong Kong pour ses effets spéciaux. C'était en 1981. Sur la jaquette du DVD Mei Ah - qui comporte notons-le des sous-titres qu'on dirait rédigés par un retardé mental - on retrouve même le "tagline" : "Le meilleur film d'horreur de toute l'histoire du cinéma de Hong Kong". C'était en 1981.
Je n'ai pas osé faire de recherches supplémentaires pour découvrir avec hâte les autres films que ce Dennis Yu avait réalisés. Ça sera une surprise si jamais je tombe sur l'un d'eux sans avoir été averti. Il suffit de savoir que tout ce qu'on reproche au cinéma de HK se trouve en quantité non négligeable dans THE IMP, torture sublimement prolongée pour tout spectateur étant pourvu d'une once de cervelle.
Les personnages agissent inexplicablement, courent à leur perte à toutes jambes, et ont la caractéristique tout à fait exceptionnelle de n'être pas aimables du tout. Pas une seule fois en une heure quarante a-t-on envie de se faire du souci pour l'un d'entre eux. Ils sont TOUS antipathiques ou alors juste assez ternes pour qu'on les regarde se faire massacrer en étouffant un bâillement. On serait même plutôt heureux qu'une bombe atomique leur tombe sur la tête, qu'on en finisse enfin avec cette abomination filmique !
Le scénario joue sur de vieilles superstitions chinoises de possession et d'esprits mauvais, avec déploiement de géomanciens et de sortilèges divers. Les effets pyrotechniques primaires abondent - on dirait des pétards à mèche placés au hasard ! L'éclairage est rudimentaire, alternant entre le rouge et le vert, sans nuances. Le directeur photo - s'il y en avait un !! - fout de l'épaisse fumée dans presque chaque plan, sature ses spots de gels verts et allez hop, on tourne ! Ce qui donne un ton uniforme au film, bien entendu - un ton uniforme de platitude profonde, sans surprises ni intérêt. Orloff Un peu sévère le père Orloff, mais c'est vrai que "The Imp" n'est pas une grande réussite: cinématographiquement pauvre, souvent prévisible, il a tout de même le mérite de ne pas verser dans la gaudriole et d'assumer son statu de film d'horreur premier degré. Aussi, il comporte quelques scènes pas désagréables et un final franchement pervers. | |
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